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Грамматика и лексика

Faire

Faire, verbe substitut. On évite souvent de répéter un verbe et éventuellement ses compléments en leur substituant le verbe faire précédé du pronom neutre le:

 

Je ne lui ai pas encore écrit, mais je vais le faire (= lui écrire).

Dans un système comparatif, le pronom le est souvent omis :

Il ne mange plus autant qu'il faisait (= qu'il mangeait).

Il faut pousser les recherches plus activement qu’on ne l'a fait jusqu'ici (= qu'on n'a poussé les recherches).

Il a pris ses précautions, comme on fait en pareil cas.

Cette substitution ne se fait pas pour les verbes attributifs être, paraître, sembler, devenir, rester, demeurer, ni pour des verbes indiquant un état plutôt qu'une action :

Il est moins timide qu'il n'était autrefois (et non *qu'il ne faisait).

J'en sais plus que vous n'en saviez (et non *que vous ne [le] faisiez).

On pouvait autrefois donner à faire employé comme substitut du seul verbe un complément d'objet direct différent de celui du verbe représenté :

On examina [...] mon amusement comme on aurait fait (= examiné] une tragédie (Racine).

Cette construction ne peut plus se rencontrer que dans l'usage littéraire, et à condition qu'aucune ambiguïté ne puisse en résulter avec les sens ordinaires de faire = exécuter, réaliser, fabriquer. On recourt plus habituellement, dans l'usage soutenu, à une construction indirecte avec de :

Il a jeté cette lettre à la corbeille comme il l'aurait fait d'un banal prospectus.

Ne faire que/ne faire que de + infin.

La locution restrictive ne... que doit encadrer un verbe, mais la restriction qu'elle exprime s'applique au terme qui la suit : Je ne pense qu'à cela (= je pense à cela exclusivement).

Pour faire porter la restriction sur un verbe, il faut mettre ce verbe à l'infinitif et le faire représenter (par anticipation) par faire.

Ne faire que + infin. indique le plus souvent que l'action du sujet se limite exclusivement à ce qu'exprime l'infinitif : Je ne fais que répéter ce qu'on m'a dit (= je m'en tiens à cela, sans plus).

Cette construction peut aussi insister sur la continuité de l'action exprimée :

Toute la matinée, il n'a fait que s'amuser (= il s'est amusé sans cesse).

Ne faire que de + infin. s'emploie fréquemment aussi, dans l'usage familier, avec les valeurs de ne faire que + infin., et surtout pour exprimer la continuité ou la répétition :

Pendant tout mon exposé, il n'a fait que de m'interrompre.

Cette locution peut aussi, dans un usage un peu soutenu, exprimer un passé très récent :

Quand je l'ai rencontré, il ne faisait que d'arriver (= il venait tout juste d'arriver).

Faire, se faire, verbe attributif. Faire, au sens de « avoir l'air, paraître », peut être suivi d'un adjectif ou d'un nom en fonction d'attribut. L'adjectif peut s'accorder avec le sujet ou rester invariable :

Elle fait vieille, ou (plus courant) elle fait vieux. Ils font un peu originaux. Elle fait très directrice.

Se faire au sens de « devenir » introduit un attribut qui s'accorde:

Elle commence à se faire vieille.

Faire au sens de « devenir » (+ nom de profession) est d'un usage régional ou populaire : Il étudie pour faire ingénieur.

Dans la langue sportive, on dit, d'un coureur par exemple : lia fait troisième (= il a été classé troisième).

Se faire + infin. est proche d'une construction passive, en soulignant parfois le rôle joué par l'être que désigne le sujet dans l'action subie par lui ; aux formes composées, le participe fait reste invariable :

Il s'est fait inscrire sur le liste électorale (= il a été inscrit à sa demande).

El le s’est fait assassiner par un cambrioleur (= elle a été assassinée).

Faire que introduit une subordonnée à l'indicatif ou au subjonctif.

L'indicatif dans la subordonnée indique un résultat acquis, une conséquence envisagée dans sa réalité :

Toutes ces raisons font que le projet a été abandonné. Ce travail imprévu fait que j'arriverai peut-être en retard.

Le subjonctif dans la subordonnée indique une action conçue comme hors de la réalité actuelle ; il correspond au verbe faire employé à l'impératif ou au subjonctif (vœu, souhait), ou précédé de ne (pas) pouvoir :

Faites (ou fasse le ciel) que tout aille bien! Je ne peux pas faire que la situation soit différente.

Se faire que (impersonnel) au sens de « arriver que » est suivi du subjonctif quand se faire est précédé de il pourrait, ou à la forme interrogative avec comment : Il pourrait se faire que je doive m'absenter. Comment se fait-il qu'on ne m'ait pas prévenu ?

Toutefois, dans l'usage familier, on emploie aussi l'indicatif après comment... : Comment ça se fait qu'on ne m'a pas prévenu ?

C'en est fait de (nous, etc.). Cette locution est couramment admise aujourd'hui, dans l'usage soutenu, bien que en ait été jugé pléonastique quand un complément (par ex. de nous) est exprimé. On ne dit plus *C'est fait de nous.

Il fait bon (de) + infin. L'emploi de la préposition de est moins courant que la construction directe de l'infinitif :

Il fait bon vivre ici.

Il ne fait pas bon (d') avoir affaire à lui.

Il fait faim, soif (= nous avons faim, soif) sont des constructions familières sur le modèle de Il fait froid, etc.

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