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Грамматика и лексика

Difficulté

une salade

Une situation embrouillée, compliquée, déplaisante. Terme usuel dans tous les milieux, à peine familier.

 

Dis à ta sœur d'arrêter ses salades, sans quoi je ne viens plus vous voir !

Origine : Milieu 20e siècle. Probablement de brouiller les cartes, les battre pour empêcher que le jeu ne soit truqué, ce qui se disait vers 1905 salader. L'idée du « mélange » est dominante.

la galère (ou les galères)

Désigne les difficultés de toutes sortes. C'est le mot vedette de la jeunesse depuis les années 1980 : Côté boulot, Sandrine, elle est dans les galères. (elle passe d'un travail mal payé à un autre - ou bien elle n'arrive pas à trouver du travail)

On dit c'est la galère à propos de n'importe quoi, action ou situation difficile ou pénible. S'emploie également en adjectif: c'est galère - également à tout propos.

Les cours de maths c'est galère.  Je veux pas travailler à la Poste, c'est trop galère.

Remarque : Il est assez remarquable, sociologiquement parlant, que ce mot qui symbolise la condition la plus dure et la plus cruelle à laquelle les hommes aient été soumis - celle du galérien - soit venu en usage précisément au moment où les conditions de vie matérielle et de travail ont été les plus douces et les plus bénignes de toute l'histoire de l'humanité. Comme si tant d'aimables conditions offertes provoquaient une énorme frustration de lutte dans la jeunesse française, qui lui fait adopter, au plan symbolique, le mot de la plus extrême dureté pour la moindre vétille.

Dérivé : galérer

Ce verbe nouveau s'emploie lui aussi à toutes les sauces depuis 1985 environ: Maintenant, avec la nouvelle organisation de sa boîte, Gérard galère vachement. (il a davantage de travail, de soucis, etc.)

Géraldine, elle galère comme une malade avec son mec.

Origine : Vers 1982. Usage rénové par une mode soudaine du vieux mot conventionnel, la galère des forçats. L'exclamation familière tirée des Fourberies de Scapin, de Molière, et rabâchée dans les classes de français : « Qu'allait-il faire dans cette galère ?» a pu prendre tout à coup une expansion imprévue chez les jeunes.

batailler

Devoir surmonter des difficultés importantes pour arriver au but:

J'ai bataillé pour ouvrir la fenêtre, elle était coincée. (j'ai eu beaucoup de mal à l'ouvrir)

Le mot est moins usuel de nos jours que naguère car les jeunes générations utilisent galérer dans le même sens.

Il faut batailler pour gagner sa vie !

Origine :  Le 19e siècle au moins dans un registre populaire. Le mot s'emploie également en occitan : batalhar. Il s'agit probablement d'une extension d'un emploi maritime : « Batailler, lutter contre le vent, contre la mer ou le courant » (Littré).

tomber sur un os

Rencontrer une difficulté imprévue et souvent insurmontable:

Georges croyait pouvoir acheter la maison du retraité pour un prix ridicule, mais il est tombé sur un os.

On dit couramment il y a un os :

Je voulais partir ce matin mais il y a un os : ma voiture n 'est pas prête !

Origine : Début 20e siècle. Probablement du dîneur qui rencontre un os dans sa viande. H. France cite un dicton en usage vers 1900 : « Pas de viande sam os, point de joie sans mélange.»

être dans la merde

Etre dans des difficultés énormes, en particulier financières. Expression grossière mais très courante.

S'il n'arrive pas à retrouver du travail, il est dans la merde.

Un augmentatif usuel est être dans une merde noire :

J'ai plus de boulot, plus d'appartement, je suis dans une merde noire.

Origine : 19e siècle. Métaphore scatologique évidente.

une chierie

Un sérieux ennui, une situation embrouillée et qui n'en finit pas. S'emploie sous forme exclamative. Peu usuel.

Quelle chierie! J'en ai marre de ce boulot de merde !

Lorsqu'il survient une complication imprévue au cours d'un travail, d'un voyage, etc. :

C'est la chierie complète ! Ils me disent que mon billet n 'est plus valable, je sais plus ce que j'ai foutu de ma valise, bref c'est la merde !

Origine :  Milieu 19e siècle dans ce contexte ordurier -quelque chose qui « fait chier ».

un sac de nœuds

Une situation complexe, créée par plusieurs difficultés cachées qu'il va falloir démêler une à une :

Quand Jacques a racheté cette entreprise de vitrerie, il s'est aperçu que c'était un vrai sac de nœuds.

Origine :  Années 1940. Probablement sur l'image de ficelles ou de cordages emmêlés, qui « font des nœuds ».

une couille

Une difficulté soudaine, imprévue et mal identifiée ; surtout dans la locution il y a une couille. Du registre grossier mais très usuel. La télé ne marche pas, il doit y avoir une couille dans l'antenne.

Se dit aussi d'une erreur: J'ai fait une couille dans mon addition.

Origine : Milieu 20e siècle dans ce sens. Il s'agit peut-être de l'évolution du sens « chose misérable et sans valeur » qui apparaît à la fin du 19e siècle. On relève chez Le Père Peinard,  en 1894 : c'est de la couille en bâton - qui est une parodie sarcastique de c'est de l'or en barre. La teneur obscène (les couilles sont les testicules) a longtemps écarté le mot de l'écrit, ce qui rend son étude malaisée ; cependant une hypothèse amusante est que l'acception particulière d'« erreur » ait pris naissance chez les typographes où une coquille est une erreur typographique - or si la lettre « q » vient à manquer dans le mot, cela donne une couille.

duraille

Difficile, compliqué. Mot à consonance argotique passé dans le registre familier courant : Ce problème d'algèbre, il est vachement duraille !

Pour sortir avant l’heure, ça va être duraille, c'est moi qui te le dis !

Origine : Début 19e siècle. En 1900, une duraille est une pierre. De dur, avec suffixation.

coton

Surtout dans l'expression c'est coton, « c'est difficile » : Traduire du français en estonien, c'est assez coton, mais l'inverse aussi!

Origine : Fin 19e siècle. H. France donne vers 1905 : « Avoir du coton, avoir fort à faire, travailler dur. »

un pépin

Un ennui quelconque, mais particulièrement mécanique. Ils ont eu un pépin avec leur voiture en venant. (une panne, généralement légère)

Origine :  Années 1920. G. Esnault signale pépin pour « avarie survenant à une machine » chez les marins en 1897, mais le mot n'était pas en usage courant avant 14-18.

une embrouille

Une difficulté, une situation confuse qui gêne la réalisation d'un projet quelconque. Très usuel. Charles, partout où il passe, il crée des embrouilles.  On dit aussi un sac d'embrouilles, « une affaire indémêlable ».

Remarque Les jeunes emploient également ce mot dans le sens de « querelle », de « brouille ».

Origine : Milieu 20e siècle. Au 19e siècle, et encore dans la première moitié du 20e, une expression courante était : Ni vu ni connu, j't'embrouille !

la mélasse

Etre dans la mélasse, « se trouver dans une situation embarrassante », est un euphémisme courant pour être dans la merde: Ah là là ! Si ça continue on va se retrouver dans la mélasse.

Origine : Vers 1880 au sens de « misère », vers 1920 pour les difficultés. H. France fait cette distinction en 1907 : « Dans la mélasse on est englué, dans la panade on est affadi, dans la limonade on est noyé. »

tomber sur un bec

Rencontrer une difficulté ou une déception importante. Jadis très usuelle, l'expression est moins courante aujourd'hui, remplacée par tomber sur un os :Ils sont arrivés tout contents à Libourne, mais ils sont tombés sur un bec : l'hôtel était fermé depuis huit jours.

Origine : Vers 1920. Par abréviation de tomber sur un bec de gaz, un « agent de police » en argot (fin 19e s.).

c’est pas de la tarte

Par litote : « c'est très difficile, dangereux », etc.

Rentrer dans un appartement par la fenêtre du quatrième étage, je t'assure que c'est pas de la tarte !

Origine : Vers 1960. Négation de c'est de la tarte, « se dit d'une chose agréable, d'une affaire fructueuse et facile - malfaiteurs 1950» (Esnault).

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